J’ai voté CONTRE le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles

J’ai voté contre le projet de loi d’urgence agricole.
 
Nos agriculteurs traversent une crise profonde qui mérite bien davantage que ce texte. Ce projet de loi n’apporte aucune réponse structurelle aux difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. Il ne répond ni à la question essentielle du niveau de leurs revenus, ni au défi du renouvellement des générations, ni à l’adaptation au changement climatique, ni à l’accompagnement indispensable de la transition agroécologique, ni encore à l’enjeu majeur de notre souveraineté alimentaire.
 
Je comprends pleinement les difficultés auxquelles le monde agricole est confronté. Fille d’agriculteurs, je mesure les réalités de ce métier, les contraintes qu’il impose et les incertitudes auxquelles sont confrontés celles et ceux qui nous nourrissent. C’est précisément parce que je suis attachée à l’avenir de notre agriculture que je considère que les réponses apportées doivent être à la hauteur des enjeux.
 
Or, ce texte prévoit la réintroduction de certains néonicotinoïdes. C’est un choix à rebours de toutes les politiques publiques de santé environnementale et de la nécessité de protéger la biodiversité, les pollinisateurs et la santé de nos concitoyens. Ce choix est particulièrement incompréhensible sur notre territoire, déjà marqué par des épisodes de pollution aux pesticides.
 
Notre agriculture a besoin d’un cap, d’investissements, de justice et de perspectives pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail, tout en préparant l’avenir. C’est cette ambition que je continuerai à défendre.